• [fermé] Jackson's coffe


    Jeudi 23 Juillet 2020 à 22:45
    Fidaè

    Vendredi, 16h. 

    [au pensionnat] 

    La sonnerie annonçant la pose pour certain et la fin des cours pour d'autre retenti. Soven faisait partit des chanceux. Il rangea ses affaires sans précipitation sous le regard impatient de son ami de classe : Julien (PNJ). Ils quittèrent la salle à pas tranquilles en saluant leur professeur. 

    Tout deux décidèrent de prendre une aile annexe afin d'éviter la ruée des étudiants, au risque de faire un petit détour. Ils traversèrent la cours pour regagner le bâtiments des dortoirs. Ils se séparèrent, chacun dans sa chambre pour quitter leur uniforme et se vêtir d'habilles meilleurs à leur vue.

    Soven enfila simplement un pantalon à peine cour au niveau des chevilles (mode et chaleur oblige) d'un bleu foncé et changea sa chemise bien fermée pour en mettre une blanche à manche courte. A peine plus ample, au tissu plus légé, mais bien coupée, il la rentra entièrement dans son pantalon et omit de fermer les deux derniers boutons (celui du col, forcément, et celui en dessous.) afin d'apporter plus de décontraction à sa tenue, il écarta le col à la manière d'un t-shirt. Il enfila ensuite ses simples petites baskets plates noirs. Il ne se guetta pas une fois dans le miroir de sa petite salle de bain, se recoiffant rapidement en passant une main leste et un tantinet ébouriffante dans ses cheveux. En sortant il prit à la volée son portefeuille et son téléphone et quitta sa chambre sans plus de cérémonie. 

    Il ne prit pas la peine d'attendre Julien dans le couloir. Les deux, même si leur amitié était sincère, n'étaient pas des inséparables. Le blondinet allait le rejoindre au lieu convenu. Julien était de toute manière un "mister en retard". Soven avait horreur de ça. 

    Notre bon garçon ne se rendit pas immédiatement au lieu de rendez-vous. Préférant tuer le temps de battement en errant sans but précis de la cour, au hall, à l'entrée, et enfin au portail. Il bon détour qui devait le faire arriver à l'heure. 

    16h31, il était là. 

    (j'ai plus le temps, désolé j'ai dû abréger) 

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 00:20
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    Elle s'était faufilée une fois de plus entre les rangs des élèves, tentant de regagner la porte de sortie, nageant à contre courant entre les élèves impatients de quitter les lieux et ceux bien trop enthousiaste se précipitant pour rentrer et atteindre les salles les plus hautes, intouchables du regard affuté des professeurs. D'habitude, Thérèse se contentait de laisser passer le flot, mais aujourd'hui, elle avait un rendez-vous, ne voulait et ne devait pas être en retard. Alors, à grande enjambée avec ses courtes jambes, la jeune femme se précipita jusqu'à sa chambre, déjà en train d'ouvrir quelques boutons de sa chemise.

    Une fois la porte passée, son sac de cours - comportant un ordinateur pour lequel elle avait travaillé dur - s'est retrouvé projeté sur le drap noir de son lit. Choc qui lui tira une petite grimace, la prochaine fois, elle devrait faire plus attention avant de devoir se payer un nouvelle outil de travail. Ses vêtements retrouvèrent bien vite eux aussi le matelas. Il fallait trouver une tenue, pas trop chaude de préférence, parce que le noir, en été, c'était pas très recommandé. Une chemise rayé légère entreouverte rentrée dans une jupe courte et une belle paire sandales à la plateforme bien trop haute pour passer inaperçu ferait bien l'affaire. Ajoutez à cela quelques colliers de pierres, des bagues tout aussi ornées et une longue paire de boucles. Direction la salle de bain, Thérèse s'arrêta devant son miroir. Son maquillage était assez discret, pour une fois, Thérèse s'étant réveillée en retard. Pour reprendre le coup, du fard, du mascara et du gloss ferait bien l'affaire. Et voilà que le temps passait à une vitesse incroyable.

    Par peur d'être en retard, Thérèse se contenta de ce qu'elle avait sur le coup, s'empara d'un nouveau sac à main, plus agréable pour les sorties et attrapa au vol lunettes de soleils rondes et chapeau au large bord qu'elle s'empressa de mettre au premier orteil rencontrant le soleil.

    15h59

    Avec un peu de chance, Thérèse, si elle se dépêchait, pourrait arriver à temps pour ne pas trop faire attendre Léo et son ami. Pas très grande, oui, mais fallait pas la sous-estimer. Une fois une idée en tête, on ne lui enlevait pas. Et Thérèse voulait arriver à l'heure.

    16h32

    Il était là. Du moins, se dessinait devant le grillage du pensionnat une silhouette à la chevelure rousse. A chaque nouveau pas, les doutes de Thérèse s'effaçaient petit à petit.

    — Léo?

    Une fois à mi-hauteur, la jeune femme se décida à faire un signe de la main au jeune homme, histoire de se manifester, et d'être sure et certaine qu'il s'agissait bien là de l'objet de son rendez-vous. Et si elle se trompait? Personne n'aurait été qu'une excentrique se comporte de tel manière devant le moindre inconnu, non?

    Encore une fois, un large sourire se dessina sur son visage des plus expressifs, presque à en devenir irritant.

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 11:50
    Fidaè

    (ohhhh Tu sais que je suis une folle aux chapeaux ?!!! J'adôre les chapeaux !) 

    Léo s'était adossé au muret du portail en attendant les deux autres. Son regard dans le vide fixait le trottoir un peu plus loin. La tête baissée, ses mèches lui voilaient le visage jusqu'à la naissance du nez. Entendre son nom le tira de ses songes. Il releva son regard azuré sur Thérèse sans avoir besoin de chercher bien longtemps. Il faut dire que la jeune femme ne passait pas inaperçu avec son style bien marqué au milieu de tous les étudiants clonés par leurs uniformes. 

    Un sourire avenant, de bienvenue, se dessina sur son visage à son approche. Il la détailla rapidement, simple attention qu'il portait aux personnes de son entourage. Elle s'était vêtue d'une chemise rayée qui, comme le jeune homme, était légèrement entrouverte et d'une mignonne jupette. Ce qu'il adora dans sa tenue était son chapeau et ses lunettes rondes. Ça lui allait vraiment bien a Thérèse, ses lunettes étaient aussi rigolotes que sa petite tête expressives. 

    Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, le jeune homme se redressa et enleva les mains de ses poches. 

    - Salut Thérèse. Lança t-il dans un mélange de joie et de retenue. 

    Ce n'était pas contre elle, qu'il gardait cette retenue. C'était juste sa manière d'être. Même encore avec Julien il ne faisait pas étalage de son contentement a le voir. Son sourire devait largement suffire pour le montrer, il n'avait pas à prendre un ton enfantin pour le renforcer. Et puis, si Leo n'aime pas quelqu'un,  c'est d'un regard glacé qu'il se verra repoussé.

    Au vu du sourire qu'elle affichait, il trouva un peu idiot de demander si elle allait bien. Et même si ce n'était pas le cas, elle le cachait trop bien pour lui répondre "non". L'eternelle réponse positive à cette question était trop évidente. 

    - on a notre petite habitude en ce qui concerne le café... Mais tu aurais une préférence que tu veux nous faire découvrir ? 

     Il n'était jamais contre quelques découvertes. Leur café a eu était choisi par but pratique : il était tout près, familial, et les cappuccinos n'étaient pas mauvais. Même si Léo avait goûté meilleure, la bonne ambiance comblait les petites grimaces de son palais affûté. Il avait toujours espoir de s'habituer avec le temps. Julien, lui, se délectait toujours de son café. 

     

    (Au fait, je ne serais pas là de la journée. Du coup on se retrouve ce soir ! )

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 15:07
    Cafevy

    (j'ai sans doute le même problème avec les lunettes et chapeaux haha)

    Thérèse Sherman;

    Quelques uns de ses colliers s'entremêlèrent lorsqu'elle accéléra légèrement le pas, faisant tinter par la même occasion les boucles de ses chaussures. Malgré ses fines jambes, Thérèse arriva en quelques enjambées Léo, qui l'attendait déjà devant le portail. Il se trouvait seul, sans Julien, qui devait soit avoir fait faut bon, soit être en retard. La seconde option était peut être plus probable, au vue de la chaleur pesante d'un été qui s'annonçait particulièrement lourd et pesant - allait-elle survivre, elle, ses couches de noirs et sa fragile peau diaphane? rien n'était moins sur. Peut être qu'un jour elle irait se baigner, si elle arrivait à motiver quelques uns de ses camarades. La piscine ou la plage, c'était toujours mieux à plusieurs, non?

    — salut! lança-t-elle en réponse, une fois bien sure qu'il s'agissait là de Léo.

    C'était toujours un moment intéressant pour Thérèse lorsqu'elle découvrait ses camarades loin des uniformes, qui, s'ils étaient certainement très classieux et pratiques, n'égalaient en rien les trésors cachés dans son armoire. A sa plus grande non-surprise, Léo, où plutôt ses gouts vestimentaires, semblait parfaitement correspondre aux critères en vogue, du moins, de ce qu'en avait déduit Thérèse lors de ses petites virées en ville. Parce qu'entre-nous, Thérèse était restée coincée, pour certains sujets, dans une faille spatio-temporelle qui l'a coupait du reste du monde et de ce qui est à la mode et bien vue.

    Après quelques secondes de réflexion et une tentative de démêler ses colliers très vite abandonnée, la jeune femme en arriva bien vite à la conclusion qu'il fallait mieux laisser Léo et Julien l’amener dans le café initial.

    — je vous suit!

    Parce qu'il n'y avait pas photo entre les deux étudiants, les lieux que semblaient fréquenter Léo et son ami était bien loin des bars dans lesquels se rendait Thérèse et ses quelques connaissances. Peut être que la jeune femme se faisait des idées, et que derrière cette allure droite et rationnelle se cachait un caractère plus spontané - n'avait-il pas fait preuve d'une franchise folle pas tout à fait attendu ?

    Une seconde tentative engagée pour mettre de l'ordre aux bijoux accrochés autour de son cou, Thérèse demanda tout de même à Léo où était passé son ami. Peut être n'était-il pas dans la même classe, après tout.

    — vous vous êtes perdu dans le pensionnat ou Julien n'est pas un maitre du temps?

    Pauvre Julien, lui qui avait été décrit comme timide, même absent, faisait déjà l'épreuve des réflexions un peu trop aiguisées de Thérèse.

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 16:21
    Fidaè

    Le jeune homme avait louché sur ses colliers emmêlés à son arrivée et avait rassemblé toute la volonté du monde pour ne plus y prêter attention. Il détestait le désordre. Sauf lorsque la tenue ou la pièce s'y prêtait. Sinon, il ne supportait pas les choses mal placées. Il était ce genre de personne à loucher sur le fermoir d'un collier redescendu au niveau du médaillon, ou a rectifier la position de la fermeture si celle-ci n'était pas tout en bas du manteau. Il n'y avait qu'à voir sa chambre où son bureau. 

    Soulagé de la voir essayer de les démêler, il put s'occuper de l'entrée où il espera voir la silhouette de son ami arriver. Lorsqu'elle paru avoir fini, il vérifia si le travail avait été bien fait. Non non. Les colliers étaient toujours emmêlés. Ah, ça lui dressait le poil ! Et Thérèse lui fit cette fausse joie a deux reprises. 

    Même si son esprit se trouvait tourmenté pour si peu, il n'avait cessé de l'écouter et avait hoché la tête pour approuver son choix. Puis il avait rie a sa réflexion sur Julien : 

    - Je crois qu'il n'a pas la même estimation des minutes. Se moqua t-il gentiment. 

    Il jeta un coup d'œil a sa montre. 16h37. Franchement, s'il arrivait maintenant, il était a l'heure pour lui. Léo vérifia la porte d'entrée en espérant une dernière fois. 

    - il ne devrait plus tarder... 

    Il reposa son regard sur Thérèse et désigna ses colliers du doigt : 

    - je peux t'aider ? 

    Il était conscient qu'une telle aide allait engendrer un rapprochement sûrement gênant pour eux deux. Mais il voulait avoir l'esprit tranquillisé pour le reste de la soirée. Et puis, plus ça allait durer, plus il allait y penser et plus il allait les regarder. Thérèse pouvait alors croire que, dans la plus grande impolitesse, il avait le regard facilement plongeant. Pas du tout ! C'est ces colliers la... son aide était donc un mal pour un bien, normalement. 

    Il espérait simplement que Thérèse n'était pas du genre à se faire des films facilement. C'est loin d'être un Don Juan notre Léo, il voulait juste l'aider car apparemment son champ de vision était trop restreint pour y parvenir seule. Il avait utilisé un ton décontracté et avait légèrement courbé le dos en arrière afin d'adopter une posture désinvolte pour lui montrer qu'il n'avait aucune arrière pensée sur la question. 

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 17:11
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    Il lui en avait fallut, de la retenue, pour ne pas imploser sur place, agacée par la tournure des évènements. En soit, Thérèse ne voyait pas ce qu'il se passait autour de son cou, mais la sensation des chaines emmêlés et le poids qui en résultait était des plus agaçant. Et puis, sans être maniaque, Thérèse mettait toujours un points d'honneur à bien présenter, la moindre tâche suffirait à gâcher sa journée pour un peu qu'elle soit à fleur de peau. A cet instant, c'était plutôt les deux tentatives vaines qui commençait à lui monter.

    — et c'est moi la méchante de l'histoire? balança Thérèse, en écho à cette petite phrase qu'il lui avait sortit la dernière fois.

    Léo promettait que son ami arriverait bientôt. La jeune femme n'en doutait pas, non, loin de là. Ses doutes se portaient plus sur l'heure à laquelle il arriverait. Tout en essayant de ne porter aucun jugement, elle se demanda ce qui pouvait bien lui prendre autant de temps, quand elle et sa préparation n'avait pas pris plus d'une demi heure.

    — ça dépends ce que tu entends par, pas trop tarder. Ce n'était pas un reproche, non, juste une petite remarque qu'elle avait lancé un peu par hasard.

    Tout en continuant la conversation, les doigts de la jeune femme avait continué de s’affairer autour de ses chaines. Autant qu'elle le pu, Thérèse resta calme, malgré le soupire qui s'échappa lorsqu'elle abandonna l'idée d'y arriver et qu'elle laissa ses bras ballants. Et puis comme un petit miracle, Léo se proposa de l'aider. Il en fallait pas moins pour redonner le sourire à la jeune femme.

    — je veux bien! répondit-elle, un peu trop enthousiaste, avant de se reprendre. Si ça te déranges pas.

    Elle les aurait bien enlevés, les colliers, pour tenter de les remettre en place, mais elle et sa maladresse occasionnelle n'aurait sans doute qu’aggravé les choses. Quand à les fourrer dans son sac, c'était le meilleur moyen pour qu'une fois dans sa chambre, elle s'arrache les cheveux à tenter d'arranger le capharnaüm. On aurait peut être pu l'entendre crier dans tout le pensionnat de frustration.

    Impulsive ? Si peu. Les émotions que ressentait Thérèse était plus souvent de l'ordre de la vague déferlante qui engloutit le bateau du pauvre pêcheur qui pensait naïvement pouvoir s'en échapper. Et même pour un collier, Thérèse aurait été capable de maugréer pendant plusieurs heures à tourner dans sa chambre.

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 18:21
    Fidaè

    Léo lui avait lancé un petit regard incompris lorsqu'elle parut faire allusion à quelque chose en se disant méchante. Il ne vit pas immédiatement pourquoi. Son visage s'illumina quelques secondes après en se rappelant sa petite tête outrée d'avoir été traité de "bourreau". Si c'était bien ça. Il sourit. 

    ça dépends ce que tu entends par, pas trop tarder.

    Il n'en savait strict rien et répondit d'un haussement d'épaule. S'il avait énoncé cette phrase, c'était dans l'espoir de le voir arriver. Le fameux "en parlant du loup". Mais apparemment, la chance ne lui sourit pas, contrairement à Thérèse qui accepta son aide sans cacher son soulagement. Léo s'approcha donc d'un pas en rivant à nouveau son regard sur les colliers. Il les saisis délicatement en frôlant la peau de la jeune femme, preuve qu'il cherchait à ne pas lui toucher. Les soulevant un peu, il entreprit d'abord de détendre aléatoirement le noeud afin de l'étudier et le comprendre. Il s'arrêta pour saisir son téléphone dans sa poche :

    - Je vais lui presser le citron sinon on a pas finit de l'attendre. 

    Il tapota sur son portable de sa seule main libre et le coinça entre son épaule et son oreille afin d'avoir ses deux mains libres pour démêler les colliers de Thérèse. Il commença alors à en sélectionner et les faire passer les uns dans les autres. Certains retombaient sur le poitrail de Thérèse, se soulevaient, se replaçaient après être passé entre deux autres. Léo faisait preuve de minutie et de douceur dans ses mouvements. Pas un moment il tirait dessus et il les lâchait en laissant le poids de la pierre glisser dans ses doigts. Quelques fois, lorsqu'il devait se tordre les mains, écarter le noeud ou réceptionner une pierre, il touchait le cou de la jeune femme. Il n'avait pas trop le choix et était trop concentré pour s'en rendre vraiment compte. Dans tout les cas, il restait aussi léger que possible. 

    - Julien ? Tu fais quoi on t'attend ? 

    - Je suis juste là ! J'arrive tout de suite. Hé ça va tu me mets la pression il est même pas encore 40 ! 

    - En attendant, pour deux ponctuels tu es un lourd retardataire. 

    Son ami raccrocha. Léo reprit son téléphone et le rangea dans sa poche avant de reprendre son petit travail. 

    Julien apparut bel et bien à l'autre bous de l'allée quelques secondes plus tard. Il s'arrêta à mi chemin pour les regarder, l'air accusateur. Il avait à peine 10minutes de retard et il retrouvait déjà son ami et cette nouvelle personne proche l'un de l'autre. Trop proche pour deux inconnus. 

    - Oh ! Normalement c'est après le rendez-vous qu'on fait ça ! Lança t-il en les rejoignant, les bras écartés, l'air effaré. 

    Léo tourna vivement la tête dans sa direction et fronça les sourcils : 

    - Epargne-nous tes réflexions douteuses ! A ta place je me ferais tout petit. (il lança un regard plus détendu à thérèse) J'ai bientôt fini. 

    Terminant rapidement, il déposa la dernière pierre et put admirer son travail. Voilà de l'ordre ! Voilà qui faisait plaisir ! Il sourit de satisfaction et de soulagement, en reculant d'un pas. Il allait pouvoir passer une soirée en toute tranquillité. 

    - Ah tu démêlais ses colliers... fit Julien l'air bête en se grattant l'arrière du crâne... voilà qui m'étonnes moins que ma première vision, venant de toi... Toute mes excuses Thérèse. 

    Julien n'avait pas du tout le même style que Léo. Il s'était vêtu d'un jean clair et d'un polo noir. Des baskets au style mélangeant sport et ville, une chaine en argent, un bague, un bracelet de cuir et ses cheveux blonds repoussés en arrière et encore un peu aplati par l'eau. Il paraissait moins tiré à quatre épingle et en même temps, il avait plus de détail dans ses bijoux. 

    - Tu sens bon tu as pris une douche ? S'étonna le demi-loup. C'est ça qui t'a prit autant de temps ? 

    - heu... oui et non. J'ai prit ma douche mais j'ai dût aller dans les vestiaires du gymnase. Mon coloc' occupait déjà la salle de bain. Du coup j'ai perdu du temps à vouloir parlementer avec, et ensuite dans les gymnases il y avait Lucas (PNJ)... donc j'ai dût attendre qu'il finisse de se laver enfin tu vois quoi... 

    Léo hocha doucement la tête. Le fameux Lucas. Sportif de haut niveau qui faisait battre le petit coeur sensible de son ami. Celui-ci était si timide avec lui qu'il n'osait même pas le croiser dans les couloirs. C'était un paradoxe que Léo trouvait très intéressant. 

    (zut.. je suis pas allée trop vite ? Je suis désolée... ) 

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 21:47
    Cafevy

    Thérèse Sherman:

    La compagnie n'était pas si mal que ça, l'air étouffant du début d'après-midi commençait à devenir plus respirable à mesure que la soirée pointait son nez, et Thérèse était de bonne volonté - contrairement à ses foutus colliers, pourquoi en mettre autant au fait? Alors, le petit retard de Julien ne lui était pas insurmontable, du moment qu'il restait modéré. Sans nul doute que Léo remonterait merveilleusement les bretelles de son ami s'il osait lui faire l'affront de prendre une dizaine ou vingtaine de minutes supplémentaires à montrer ses mèches blondes, bien avant que Thérèse ne s'en sente légitime. La patience n'était pas son fort, mais à mesure que les années passèrent, la jeune femme avait appris à prendre sur soi pour éviter de froisser de trop impressionnables nouvelles connaissances. Instinctivement, lorsqu'elle sentit son sac doucement glisser le long de son épaule, elle le remonta d'un rapide coup de main avant que Léo ne commence à l'aider avec ses colliers.

    — désolé pour tout ça.

    Elle s'excusa légèrement, un sourire contrit sur le visage, pendant que Léo semblait analyser les nœuds qu'elle avait fait. La prochaine fois, ça lui apprendra. Le jeune homme devait avoir un bien meilleur vue pour dénouer efficacement les différents enchainement de chaines, lorsqu'elle avait tenté maladroitement de suivre du bout des doigts jusqu'au pendentif pour s'en sortir.

    Sans bouger, elle observa Léo attraper son téléphone et, sans doute, composer le numéro de son camarade. Qu'il était impatient. Sa remarque la fit rire, sans pour autant oser trop bouger. Jusqu'ici, il avait été assez délicat pour ne pas lu scier la nuque en tirant sur un collier, et pour éviter tout contact trop déplacé, alors Thérèse n'osait pas trop bouger. Des deux, ça aurait été sans doute lui le plus gêné, mais elle préféra prendre sur elle pour éviter quoi que ce soit qui mènerait a un sentiment de malaise partagé.

    Pas tout à fait curieuse, Thérèse entendit tout de même la conversation, il faut dire qu'au vu de la proximité des deux, il aurait fallut être sourd pour ne pas entendre Léo et ses remontrances. Un nouveau rire léger qu'elle tenta d'étouffer derrière sa main, instinctivement. Le jeune homme avait l'air particulièrement strict, et si elle avait peu en douter, cette petite conversation les lui ôtaient d'un revers de la main.

    — il a pas tout à fait tord, se risqua-t-elle à voix haute, même si elle comprenait le point de vue des deux hommes.

    Prenant sur elle du mieux qu'elle le pouvait, Thérèse commençait à sentir des picotements dans ses pieds, pressés par les gros sangles de ses sandales. C'était pas bien grave, mais quelques petites fourmis se formaient doucement dans ses orteils. Avec un peu de chance, il en aurait bientôt finis. Elle ne trouva pas non plus le courage de lui demander d'accélérer, déjà bien contente qu'il l'aide.

    Dos à Julien, elle ne l'entendit que balancer quelques inepties qu'elle trouva franchement drôle, au regard de la situation. Malheureusement pour elle, Thérèse n'eut pas le droit de voir le spectacle dans lequel ce dernier c'était lancé en les voyant si proche. Contrairement à Léo qui paraissait, comme elle avait pu s'en douter, dérangé par les réflexions de Julien, elle, n'en faisait pas grand cas. Et une nouvelle remontrance. Décidément.

    Elle répondit, à peine audible, un pas de soucis à son j'ai bientôt fini. D'ailleurs, une fois finit, Léo paraissait bien fier de son travail.

    — en plus de savoir lire dans les esprits tu sais défaire les colliers. t'as encore combien de talents cachés?

    Sans rechigner, les excuses qu'on lui firent furent dument acceptées. C'était marrant à voir, maintenant, cette différence quasi flagrante entre les deux hommes, et pourtant, ils semblaient drôlement bien s'entendre. Si bien, que lorsqu'ils échangèrent sur la raison du très léger retard de Julien, elle se recula un peu plus et commença à laisser son regard errer derrière l'épaule du rouquin. Elle n'avait pas vraiment envie d’interférer dans ces explications qui pour elle, n'évoquait pas grand chose. Incapable de rester quatre secondes sans rien faire, sa main se dirigea immédiatement vers une mèche de cheveux rebelle qu'elle coinça entre son chapeau et l'arrière de son oreille percée.

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 21:59
    Fidaè

    A la remarque de Thérèse, lorsqu'il venait de passer l'appel, il admit être dur avec son entourage et s'en voulu. Il détestait être aussi dur avec ses amis mais s'en rendait compte souvent trop tard comme ici. Surement y repensera t-il ce soir avant de dormir. Ce sera le bon sujet pour s'empêcher de sombrer dans le sommeil et se tourmenter inutilement. Et si ce n'était pas ça, ça sera autre chose. On dirait pas comme ça, avec son assurance toute fabriquée, mais Léo se remet beaucoup en question. 

    Bon. Pour le coup, il fut prit par la rapidité des évènements et se trouva désolé, même s'il le cacha. Il se força à passer à autre chose, bien décidé à profiter de cette soirée hors du commun. 

    Il se retourna en direction de la jeune femme à sa remarque. Il lui sourit et se gratta à son tour l'arrière du crâne. 

    - Heu... aucun. Répondit-il en toute modestie. 

    Il le pensait vraiment : il n'avait aucun talent. Tout ce qu'il savait faire, il l'avait apprit et s'était longtemps entrainé. Il n'avait donc aucun talent, contrairement à certaines personnes nées avec un crayon dans la main, par exemple. Mais il s'en moquait bien car au final, son talent caché c'était sa soif de savoir. 

    - Déconne pas, gros ! Si je pouvais avoir aucun talent comme toi, je serais fier ! (il enchaina) Bon ! On y va ? 

    Julien se sentait apparemment à l'aise avec Thérèse car il prit la tête du petit groupe, laissant de côté sa timidité. Léo s'en réjouit : Il allait pouvoir passer la soirée détendue et profiter pleinement. Il ne souhaitait rien d'autre. 

    - Et toi ? C'est quoi tes talents cachés ? Demanda le rouquin à l'intention de leur invitée lorsqu'ils se mirent en marche.

    Par talent caché, il parlait surtout de ses passions. Ce qu'elle faisait de son temps libre. L'activité qui la détendait, lui vidait l'esprit, la rendait joyeuse, la défoulait. 

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 22:25
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    La modestie dont faisait preuve Léo avait presque quelque chose d'attendrissant. Il aurait pu, comme beaucoup l'aurait fait - notamment un certain Ray - déballer toute une liste de qualités et des talents tous plus ou moins exagérés. Soit, ce mentalisme qui n'était en lui même qu'un sens de l'observation aigu, et le coup de main qu'il lui avait filé n'était pas des talents en soit, mais il aurait tout à fait pu enchainer. Au lieu de cela, il répondit négativement à la question et se fit charrier un peu plus par son camarade. Ces deux là devaient se connaitre depuis quelques années. A l'occasion, au détour d'une conversation, elle poserait sans doute la question autour d'un café.

    Julien avait l'air drôlement impatient, à peine arrivé, il se dirigea déjà vers la sortie, lui qui était - à peine - en retard. Sans protester, Thérèse leur emboita le pas, derrière le blondinet.

    C'est quoi tes talents cachés ?

    Oula; Elle en avait des plus ou moins racontables, des talents cachés, et des plus ou moins légales aussi. Il lui fallut quelques instants avant de savoir lesquels seraient les plus appropriés pour cette conversation.

    — Quand j'étais petite mon père à essayé de m'apprendre la guitare, mais finalement je m'en sors mieux à la batterie. Mais au pensionnat c'est un peu compliqué.

    Son père tenait un petit groupe qui avaient leur petite réputation dans quelques bars du vieux-carré. Si il avait tenté désespérément de lui faire jouer quelques accords à la gratte, Thérèse et ses bras frêles tapaient avec une ferveur surprenante sur les caisses d'une batterie. Dommage qu'elle est abandonné le petit groupe qu'elle avait monté quand elle revenait pour les vacances.

    — Mais au pensionnat c'est un peu compliqué.

    Ses camarades n'avaient surement pas envie d'être réveillées par une Thérèse battant frénétiquement du pied sur ses doubles pédales.

    — J'suis douée avec une aiguille entre les mains!

    Pas aiguille, elle entendait de tatoueur.

    — Mais ça, j'suis pas censée le dire. Ou le faire, ajouta-t-elle, en baissant d'un ton, une flamme malicieuse dans le regard.

    En effet, si Thérèse savait assez bien tatouer, rien n'était légal dans cette démarche. C'était plutôt un enchainement de causes à effets, de bouteilles toutes plus fortes les unes que les autres, et de mauvaises décisions prises par des esprits embrumés par les vapeurs d'alcools. Sa pote d'enfance avait depuis cette soirée une magnifique petite licorne sur le haut de la cuisse. Le trait, malgré tout, n'était pas si terrible. Et puis, il y avait aussi les fois où l'on se perçait sans trop savoir comment. A mieux y réfléchir, c'était vraiment pas quelque chose à faire et que Thérèse et ses amies auraient pu regretter. Mais elles n'avaient aucun remords dans la vie, ce qui aidait grandement.

    — Sinon, j'suis pas forte en grand chose. Que des trucs futiles quoi.

    Elle aurait bien aimé avoir ce truc qui la rendait différente, mais fallait croire que c'était pas pour elle.




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