• [fermé] Jackson's coffe


    Vendredi 24 Juillet 2020 à 22:50
    Fidaè

    Léo sourit en l'entendant énoncé ses différents talents. Certaines personnes n'auraient pas osés se venter de savoir faire quelque chose, même si c'est la tout naturel. Thérèse, elle, ne se prenait décidément pas la tête. C'était détendant ! Il l'écouta donc parler avec ce ton emballé par la passion.

    Alors elle faisait de la batterie ? Il imaginait déjà la petite et frêle Thérèse battre frénétiquement les caisses de son instruments en secouant la tête au rythme de la musque. Ses cheveux volant autour de son visage, lui barrant la face, cascadant sans ordre dans son dos. Là, c'était un désordre que Léo supportait, voir aimait. Soit, il la voyait bien. Il rigola légèrement à l'évocation de la batterie au pensionnat. En effet, ça n'allait pas plaire à grand monde ! Et lui le premier. Quoique... s'il était inflexible en semaine, il pouvait être l'un des premiers à profiter d'un concert surprise au pensionnat durant le weekend. C'était bien de pouvoir décompresser de temps en temps. A force de garder la tête sous l'eau, on se noie. Ceci lui fit se demander à quand datait sa dernière sortie nocturne ? A bien trop longtemps. Il fallait organiser un petit mur dans une boite de nuit du coin un de ses quatre. Rangeant cette idée dans un coin de sa tête, il se reconcentra sur Thérèse. 

    Lorsqu'elle parla d'aiguille, le jeune homme l'imagina derrière une machine à coudre au beau milieu des petites mamies. C'était... étrange... mais pourquoi pas. C'est seulement quand elle parla d'inégalité que Léo comprit et changea le décor autour d'elle. Oui, cette ambiance là, avec cette aiguille là, convenait mieux. 

    A son petit air malicieux, il répondit par une fermeture de la bouche. Motus bouche cousue ils ne diront rien. 

    En tout cas, cela confortait Léo dans son idée : Thérèse était une petite rebelle de la société, qui ne s'en faisait vraiment pas ! 

    - C'est déjà pas mal ! Lança Julien sans se retourner. 

    Il tournèrent dans une rue annexe où les petites boutiques se faisaient de plus en plus présentes. 

    - Franchement, je demande à te voir faire de la batterie. Ca doit donner. Renchéri Léo, pour exprimer sa première vision. 

    Vendredi 24 Juillet 2020 à 23:12
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    Profitant de leur petite marche jusqu'au café pour observer les environs, Thérèse posait son regard un peu partout, sur les devantures de magasins, les façades de maisons et d'appartement qu'elle connaissait bien depuis le temps. Parfois, un peu trop souvent à son gout, son chez-elle lui manquait. L'animation dans les rues n'avait rien à voir, ni même les habitants. En même temps, dans son quartier, tout le monde ou presque se connait, un peu comme dans un film. Certaines familles ont tissés des liens inaltérables, certains soir, on sortait pour manger tous ensembles. Ici, une ville plus étudiante, les choses étaient différentes. Non pas que cela déplaise à Thérèse, au contraire. Seulement, parfois venait une petite tristesse de se trouver si loin de son cocon familiale, même si c'était pas tout les jours faciles. Elle n'était pas non plus une fille a papa, perdu loin de ses parents. A ça non.

    — trouves moi une batterie et je suis toute à toi, répondit-elle quand Léo renchérit sur sa pratique d'un instrument de musique. Sa batterie, elle aurait bien aimé l’amener avec elle, mais d'une part son utilité aurait été réduite au bon sens d'une Thérèse bien élevée et aurait sans doute demandé trop d'effort quand à son aménagement au pensionnat. Et pus une batterie? Sérieusement? Ça aurait été le pompon sur l'entrée déjà grand-guignolesque de la famille Sherman.

    En regardant les boutiques de part et d'autre de la rue, Thérèse se fit la réflexion qu'elle devrait peut être recommencer à chercher un petit boulot, histoire de gagner quatre sous. Parce que ses parents étaient déjà bien gentils de l'aider financièrement pour ses études, alors elle devait bien mettre un peu la main à la poche pour ses propres achats futiles. Et puis elle se sentait déjà bien assez coupable comme ça, pour spolier encore un peu plus ses propres proches. C'était décidé, cet été, Thérèse ferait tout pour trouver un vrai petit boulot dans la ville bordant le pensionnat.

    Remarquant qu'elle avait un peu trainé le pied et qu'elle s'était laissé distancé par les garçons de quelques pas, Thérèse décida d’accélérer le pas - tout en faisant attention à ses colliers, la jeune femme était une étudiante rapide et avait retenu la leçon d'il y avait quelques minutes à peine - pour ne pas qu'ils remarquent ses rêvasseries.

    Elle se demanda par la même occasion si les quelques regards que l'on posaient sur elle dérangeaient ses camarades, ce qui, pour sa défense, ne semblait pas être le cas. Ça pouvait faire hautement prétentieux, cette tendance qu'avait eu Thérèse de se sentir observé. Mais au fond, c'était tout naturel. C'était pas tout les jours qu'on voyait un personnage de Tim Burton s'échapper des quatre lignes de son écran pour venir vous chercher dans votre rue. Au plus grand désespoir de Thérèse qui aimait particulièrement retrouver des personnes qui lui ressemblaient.

    Samedi 25 Juillet 2020 à 07:24
    Fidaè

    Les deux garçons avaient continués leur marchés sans vraiment remarqués sa petite perte de rapidité. C'est seulement en entendant ses pas devenir précipités que Julien se retourna, et rigola. 

    - trop dur pour tes petites jambes ? De toute façon, on est arrivé. 

    Tout était relatif avec Julien. Ils étaient arrivés au détour de la prochaine rue. Mais dans sa tête, ils y étaient. 

    Léo avait remarqué les différents regards en direction de Thérèse. Cela ne le dérangeait pas, car il n'etait pas visé. Et au pire des cas, il avait l'habitude des regards scrutateurs et plein de jugement. Le jeune homme jeta un coup d'oeil a Thérèse et ne vit aucune gêne quant à sa place dans la rue. Elle devait tellement s'assumer que cela ne lui faisait plus rien non plus. Enfin... De ce qu'il en déduisait. Si cela se trouve, elle était mal à l'aise et pressée d'arriver pour se cacher derrière une table. Mouais bof. Il la connaissait encore peu, mais cette vision ne collait pas au personnage. 

    Julien finit par bifurquer dans le fameux café. "Jackson's coffe ". En pénétrant à l'intérieur, Léo apprécia les senteurs les plus fortes. Il reconnu quelques infusions de thé à leur droite, un cappuccino à leur gauche, et un mélange du tout droit devant : le petit bar. 

    - Bonjour jeunes gens ! 

    Ils ne se lassaient pas de la voix toujours enjoué de la plus vieille serveuse (et sûrement celle embauchée a temps plein car peu importe le jour ou l'heure de leur visite, elle était la). 

    Le café était décoré simplement, dans un mélange de style rétro et fleural. Les banquettes étaient faites de bois et de cuire, et les chaises de bois. Il n'était pas spécialement lumineux, de part son absence de fenêtres, mais le plafond était haut et les lustres simples. Plusieurs clients étaient déjà présents, dont la majorité avaient déjà dépassé les cinquante ans. Mais, pour Léo, ce constat ne le dérangeait pas. Les jeunes étaient en général bruyant. Il y en avait, bien sûr, deux copines assises non loin, un groupe de quatre à l'autre bous, trois autre à l'entrée. 

    - Installez vous, j'arrive tout de suite. Proposa t-elle en finissant de servir un client. 

    Pas la peine de perdre du temps à proposer les différentes tables a ses amis, sa préférée était libre. Alors Julien prit une nouvelle fois les devants, traversa la petite place centrale pour s'assoir à une table tout près d'un mur. Il s'assit sur la banquette contre le mur, tendis que Léo tira la chaise en bois pour s'y installer. Il n'était pas fane des places dos au reste du magasin, préfèrent toujours avoir une vue d'ensemble. Mais en s'asseyant sur la chaise, il laissait libre choix à Thérèse de s'installer sur la banquette à côté de Julien, ou sur une chaise. 

     

    Samedi 25 Juillet 2020 à 13:44
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    Pas assez rapide pour ne pas faire remarquer son léger retard, elle se prit, à son plus grand étonnement, une magnifique pique de la part de Julien. Comme à son habitude, elle prit son air renfrogné, avant de lancer - sans doute un peu trop fort:

    — attends un peu que je te rattrape et tu verras!

    Une fois au niveau de Léo, elle reprit un pas normal, bien que légèrement plus soutenu pour suivre de près les deux jeunes hommes.

    — vous me perdrez pas aussi facilement.

    Et puis, il fallait en vouloir pour la perdre, Thérèse. Si on ne la voyait pas assez bien, on avait bien vite fait de l'entendre, elle et sa douce voix qui portait loin. Mais Julien avait dit qu'ils arrivaient. Enfin, pas tout à fait, parce qu'ils avaient du marcher encore un peu avant d'arriver devant la devanture du café. Comme se l'était imaginé Thérèse, les lieux n'avaient rien à voir avec ce qu'elle aurait pu leur proposer, et se félicita de les avoir suivit plus que d'en avoir fait qu'à sa tête. De cette initiative, elle découvrait de nouveaux endroits, car si la ville n'était pas non plus immense, elle l'était bien assez pour toujours regorger de petits coins inexplorés. Surtout quand on avait ses habitudes comme Thérèse.

    Une fois la porte passée, Thérèse enleva ses lunettes relevant l'étonnante quantité de maquillage encore parfaitement fixé malgré la chaleur - qu'elles étaient pratiques, ces poudres fixatrices qu'elle avait acheté après quelques déconvenues - et les plongeas dans son sac en y prenant un soin tout particulier. Ses yeux ne mirent pas longtemps avant de s'habituer au léger manque de soleil, qui ne dérangeait pas le moins du monde Thérèse. Le soleil c'était bien, mais en été, c'était un peu trop pour elle. La décoration qui, si elle n'était pas entièrement à son gout, trouva tout de même grâce à ses yeux. Quand bien même elle n'adopterait pas certaines idées de décorations, la jeune femme savait reconnaitre le bon, comme le mauvais, gout. La clientèle était principalement composés de cheveux gris et de pattes d’oies au coin des yeux, ce qui la changeait de ses sorties habituelles entre amis, mais pas de celles en famille. Les jeunes, aux vieux carrés, c'était pas tout à fait ce qui était à la mode.

    Julien prit une fois de plus les devants - où était le garçon timide que lui avait présenté Léo? A croire que Thérèse faisait presque partit des meubles - et les dirigea vers une table libre. Deux choix s'offraient à elle: la chaise, ou la banquette. Alors, instinctivement, Thérèse se dirigea vers la banquette. C'était toujours plus agréable que les chaises sur lesquelles elle se balançaient, flirtant dangereusement avec le sol.

    Elle resta silencieuse quelques instants avant de poser son sac entre ses pieds et laissa son regard se balader d'un angle du café à l'autre, scrutant les meubles, les tables, la moindre décoration. C'était décidément pas son style, mais tout avait été fait pour rendre l'ambiance plutôt chaleureuse. Ce qui n'était pas pour lui déplaire.

    Samedi 25 Juillet 2020 à 14:25
    Fidaè

    Et les voilà installés. Léo était content de la voir se poser à côté de Julien. Cela lui permettrait de les avoir les deux dans son champ de vision. Il découvrit alors le maquillage noir chargé de Thérèse.  Ce n'était habituellement pas sa tasse de thé,  les filles au maquillage trop marqué. Il voyait trop souvent des poupées de porcelaines sans plus aucune expression sur le visage tellement le fond de teint masquait les traits de leur visage. Pour autant, il admit que ça lui allait bien, à Thérèse,  et qu'il ne la voyait pas autrement. En plus, son visage était tellement expressif qu'il n'était pas dérangé. 

    -Hé bé! Je suis content d'être la ! S'exclamations Julien, sûrement dans le but de briser le silence. 

    - on a vu ça.  

    Léo avait un léger sourire au lèvre, preuve sans exagération qu'il était bien. 

    -Tu es déjà venu ici ? Demanda t-il à l'intention de la jeune femme. 

    Bizarrement, il en doutait fort. Elle baladait trop don regard dans la salle pour ne pas la découvrir.  

    Samedi 25 Juillet 2020 à 14:55
    Cafevy

    Thérèse Sherman;

    Se laissant légèrement glisser sur la banquette, Thérèse retourna son regard vers les garçons lorsqu'elle entendit qu'on lui posait une question. Si elle état déjà venu ici? En posant cette question, il devait bien se douter de la réponse. Thérèse se contenta de faire non de la tête avant de continuer.

    c'est pas tout à fait le genre d'endroit ou mes amis me trainent.

    Parce qu'en soit, Thérèse avait beau être fêtarde, c'était toujours les autres qui l'emmenait dans des lieux pas possibles pour des soirées infernales qu'ils se racontaient quelques semaines après, en riant à gorge déployées. Bon, sur le coup, pas sur que tout le monde rigole, et encore moins leurs parents. Parce qu'ils avaient beau tous être majeur, à vingt ans, Thérèse restait un bébé aux yeux de ses parents. Ce qui l'irritait particulièrement.

    — ça veux pas dire non plus que j'aime pas, rassura-t-elle en souriant.

    Bon, il n'y reviendrait sans doute pas une fois seule. D'abord, elle ne sortait pas souvent lorsqu'elle était seule. Ça faisait mauvais genre, un tel clown dans un café, ou pire, dans un bar. Alors elle profitait des sorties entre amis.

    — vous venez souvent?

    Pur question visant à alimenter la conversation. Peut être que ce café était leur genre de QG où ils se retrouvaient après les cours pour parler de tout et de rien. D'ailleurs, de quoi Léo et Julien aimait parler, eux qui paraissaient si proche et différent à la fois. Thérèse était habituée à ces groupes de camarades hétérogènes, ou chacun apportait à l'autre ce qu'il n'avait pas.

    Samedi 25 Juillet 2020 à 16:10
    Fidaè

    Sans surprise. Après. .. elle aurait très bien put avoir ses habitudes dans un autre café ou salon de thé. Mais cet te fois, c'était clair : ce n'était pas ce café la mais bien tout les cafés qui n'avaient pas pour habitude de la voir. Léo ne portait aucun jugement dans ses constatation.  Les hommes étaient tellement différents. Il adorait tomber sur des contraires, quand la différence était flagrante. Et apparemment, elle ne détestait pas cette ambiance non plus, cela le rassurait. 

    - non pas vraiment. Souvent on attend d'avoir une bonne raison d'y aller. Comme un gage ou une invitée. Ou bien après une semaine vraiment chargée.  

    En soit, ils sortaient pas si souvent que ça.  Ils étaient plus ce genre d'étudiants à rarement sortir la tête de l'eau et à décompresser très fort lors de leur rare soirée.  C'est souvent ces gens là,  qui surprennent le monde autour lorsqu'ils se lâchent.  Les fameuses phrases "lui ?! On parle de la même personne ?"

    - Et quand on a eu une semaine, vraiment, vraiment, très chargée on va au bar dansant. Mais c'est encore plus rare car Papy Léo est fatigué et préfère aller dormir.  

    - C'est toi la dernière fois qui m'à fait une crise de panique ! 

    - tu voulais sortir en boîte ! C'est encore un autre délire qu'un petit bar dansant ! 

    Ils se regardèrent avec une petite moue contrie avant de se remettre à sourire. Ils se chamaillaient, c'était leur manière de rigoler. 

    - tes amis t'emmènent où habituellement ?

    Toujours dans l'optique d'en apprendre plus sur Thérèse,  car Julien il le connaissait bien, il revenait à elle et ses habitudes. Il ne voulait surtout pas qu'elle s'ennuie ou se sente mise de côté.  Il la sentait déjà plus effacée que lors de leur rencontre. 

    Samedi 25 Juillet 2020 à 18:07
    Cafevy

    (quel plaisir de voir sa réponse effacée parce qu'on a mal cliqué parce qu'on est pas assez réveillé xD désolé si c'est nul parce que là ça m'a énervé xD)

    Thérèse Sherman;

    Papy Léo.

    Ok. Il l'avait eu. Elle avait rigolé. Son imagination un peu trop fertile et réactive avait poussé Thérèse a s'imaginer Léo en vieil homme, sur une petite chaise grinçante, se balançant, et jetant des regards réprobateur aux jeunes gens un peu trop bruyant et excentrique. Et sans trop se mentir, imaginer une telle situation n'était pas non plus bien difficile, à voir le genre d'endroit où ils s'étaient rendu. Ça aurait été des conclusions tirées à la hâte, mais Thérèse nota dans un coin de sa tête cette image qui allait avoir du mal à disparaitre.

    Comme un vieux couple - ou deux vieux amis, mais le couple était peut être une image elle aussi un tantinet plus amusante pour Thérèse - ils se disputaient, plutôt, se taquinaient. C'était marrant à voir, et finit de détendre Thérèse. Elle n'était pas du genre à se laisser pousser en dehors des conversations par une complicité trop grande entre deux personne. Enfin. La jeune femme laissait volontiers l'espace qu'il fallait lorsqu'il était requis. Elle aimait simplement attendre quelques instants avant de s'exprimer. Histoire de s'assurer qu'elle ne risquait pas de faire fuir avec son sarcasme et son humour, particulier.

    tes amis t'emmènent où habituellement ?

    Tout dépendait de leur état d'esprit, comme beaucoup d'autres jeunes gens qui décidaient de sortir. Mais en règle général, Thérèse se rendait plutôt dans des bars. Ou des boites. Selon l'heure.

    — mais amis sont plus cocktails et tequilas que salon de thé.

    C'était peut être marqué sur son front, en fait. Bon. Parfois, ils ne consommaient pas que de l'alcool. Mais c'était quelque chose d'un peu trop régulier.

    — même a dix-sept heure, rajouta-t-elle.

    Il lui fallait un peu plus de temps avant de se mettre dans l'ambiance, dans ces cas là. Mais le premier verre enfilé, c'était une ribambelle qui suivait leur petit frère déjà ingurgité.

    — on peut pas dire qu'ils soient très studieux. Elle attendit quelques secondes avant de continuer, plus doucement. Et moi non plus.

    Samedi 25 Juillet 2020 à 19:16
    Fidaè

    (Oh quelle horreur ! Je compatis à 100% !) 

    Léo l'avait regardé rigoler après leur dispute. Il l'avait vu commencer à pouffer à son surnom mal placé "papy Léo". Il ne lui en voulu pas, Julien avait fait fort en le plaçant par surprise. Même lui avait dût se retenir de rire. Mais bon.. Il y avait meilleure image tout de même que se voir avec une canne à la main. De son côté, il espérait plus ressembler à son grand-père encore vigoureux qu'à un vieux papy ratatiné et aigris. Quoique... pour être réaliste... il était fort possible qu'il fasse un mélange des deux... 

    mes amis sont plus cocktails et tequilas que salon de thé.

    Léo rigola légèrement : 

    - C'est pas mal non plus. 

    C'est vrai. Encore moins prise de tête. 

    Vint la suite, qui emballa moins l'éternel élève modèle. Il ne se voyait pas faire la même chose, sous aucun prétexte. Mais si ça plaisait à d'autre, grand bien leur fasse. Au moins, ils profitaient de leur jeunesse, eux. 

    En tout cas, la franchise de Thérèse lui faisait toujours autant plaisir. Il décida de se débrider un peu en s'autorisant à la charrier un peu : 

    - Ah vraiment ? On aurait pas deviné... Fit-il avec un air surprit totalement surjoué. 

    Il avait surtout comprit que Thérèse partait vite au quart de tour à la moindre petite raillerie. Ou cette de Julien dans la rue l'avait vraiment emballé au vu de sa réponse hilarante (même s'il n'avait pas vraiment réagit). En tout cas, il espérait qu'elle comprenne son second degré. Il n'en doutait pas en fin de compte, elle s'était montrée trop rieuse et blagueuse jusqu'à maintenant. 

    Samedi 25 Juillet 2020 à 19:55
    Cafevy

    Thérèse Sherman,

    Comment faire passer ses amis pour de parfaits alcooliques, leçon une. Heureusement, ils ne se croiseraient sans doute jamais, n'est-ce pas? Ou alors, Léo serait assez délicat pour ne pas mettre les pieds dans le plat si jamais - par le plus grands des hasards - ils finissaient par se rencontrer. Certains devaient avoir les oreilles qui sifflaient à cet instant.

    On aurait pas deviné.

    Il avait osé? Comment avait-il osé? Thérèse prit son air le plus blessée, outrée qu'on avance pareille allégation à son sujet. Bon. C'était un secret pour personne. Thérèse aimait faire la fête, c'était son petit côté déluré qui ressortait. Bien entendu, elle faisait attention à avoir ses cours prit du mieux qu'elle le pouvait et ses devoirs étaient toujours rendu à temps, pas folle la guêpe, Thérèse tenait à son diplôme. Elle poussait, parfois, simplement son corps un peu trop à bout entre cours et fêtes.

    — comment oses-tu?

    Elle parut bien peinée, Thérèse, avec sa petite main placée sur sa poitrine, touchée en plein cœur.

    — moi qui croyait avoir fait bonne impression, bredouilla-t-elle.

    C'était presque impossible pour elle de ne pas rebondir sur la moindre petite phrase. Enfin, elle savait se contrôler lorsque la situation le demandait. Thérèse n'était pas un monstre non plus. A part lorsqu'on la cherchait, réellement. Parce que derrière ses airs enjoués et sa gentillesse apparente, fallait pas la chercher longtemps. Son seuil de tolérance n'était pas bien haut, sa patience vite mise à bout. Et dans ces cas là, mieux valait se cacher sous la table la plus proche, ou tout simplement prendre ses jambes à son cou, histoire d'éviter des dégâts collatéraux. Pour le moment, Léo n'en était pas arrivé à ce stade. Au contraire. Elle commençait à bien apprécier sa présence et la facilité avec laquelle il lui balançait avec brio sa propre espièglerie.

    C'était franchement très appréciable.




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