• [Fête au village] C'est moi où on étrangle un chat par ici ? [Privé]


    Mercredi 25 Avril 2018 à 00:30
    Togame

    Alajéa:

    Les fêtes de village, c'est vraiment quelque chose de magique. L'ambiance est à la détente, c'est la rare période de l'année où la totalité des habitants ont l'air de bien s'entendre, personne n'est laissé de côté et surtout : il y a de la bonne, très bonne bouffe. Tout ça pour une bouchée de pain. 

    Seulement voilà, parfois, il arrive que certains gâchent les réjouissances. Dans la plupart des cas, c'est involontaire. Un verre de trop qui se transforme en enchaînement de blagues lourdes et de questions gênantes, pas grave. Et c'est malheureusement le cas d'Alajéa.

    Alajéa n'est pas le genre de personne à refuser un défi, la simple possibilité de se sentir inférieure lui est insupportable. Même si le challenge inclut de se mettre en danger. C'est son point faible (avec les chats, ça en fait deux).

    Et c'est donc ainsi, par une soirée comme les autres, qu'une petite prétentieuse se retrouva embarquée dans un concours de shot de vodka qui n'était clairement pas de son ressort. Assise au milieu des curieux, elle et deux gros baraqués se regardaient dans le blanc des yeux, attendant que leur alignement de verres soit complètement remplit d'alcool. Le premier round commença à peine, qu'au bout de cinq shots, elle se retrouva, complètement pompette, sous l'espèce de tente qui servait de toit au bar improvisé. Elle se leva de la table où elle était jusque-là accoudée, vacilla sur quelques pas puis monta sur le bois en criant au gens de se taire.

    - Écoutez tous, simplets, ce qu'est la véritable musique.

    D'un geste du doigt, elle désigna l'homme qui s'occupait de mettre l'ambiance musicale.

    - Toi ! Mets-moi du Elvis. Maintenant.

    Non sans un haussement de sourcil semi-outré, il s’exécuta et lança le thème de Can't Help Falling In Love. Ce qui suivit fut une vraie torture pour les tympans. Alajéa n'avait, de base, pas une très jolie voix en chantant, mais alors là, c'était le pompon.

    - BUT IIIIIIIIIII CAN'T HELLLP FALLING IN LOOOOVE WITH YOUUUUUUUUUU !!

    Ce pourrait-il qu'elle soit en vérité en train d'invoquer Belzébuth ? Si seulement.

    Vendredi 27 Avril 2018 à 13:49
    Lilicha

    Liseron :

    Liseron voulait pas se la jouer rabat-joie ou râleuse de service, mais elle était un peu sceptique voir "inquiète" au sujet de cette fête de village. Parce qu'il faisait chaud dehors, parce qu'il y aurait pleins de gens, parce que y aurait peut-être des bousculades, que personne ne l'avait invitée et qu'il faudrait donner l'air de s'amuser ou d'être venue pour autre chose que pour la bouffe... 

    Quoi que ? Pour qu'on s'offusque de sa gloutonnerie, faudrait déjà que quelqu'un remarque Liseron, et ça arriverait sûrement pas, alors pas d'inquiétude ! Elle sauta de son lit sur ses deux pieds joints, enfila une robe légère à broderies et à rubans, vissa un chapeau de paille à larges bords sur sa tête et fila, direction la place publique. Pour passer le temps, elle mangerait des frites, pis elle jouerait à la pêche au canard, elle remangerait des frites, elle irait jeter un oeil aux animations, elle reprendrait une portion de frites, pis elle repartirait. Oui, ça semblait être un bon programme. 

    Sauf que ben, le hic, c'était la foule d'élèves qui faisait la queue pour manger SES frites. A ce rythme là, y en aurait même plus pour elle ! Cette idée insoutenable la fit paniquer - elle s'éloigna un peu du groupe. Ses pas la menèrent à un stand d'où émanait une musique, euh... Crissante ? Et là, Liseron la vit.

    La fille qui faisait tout ce boucan.

    Consternée ou émerveillée, Liseron restait quand même plantée là, les bras ballants, scotchée par la performance extraordinaire de la mistinguette. Oui non, c'était très moche, mais c'était tout l'attrait de la chose ! Finalement, la jeune fille s'approcha du comptoir, et ses yeux quittèrent la brunette pour visualiser les nombreuses bouteilles. De l'alcool ? Ca intéressait pas trop Miss Patate... Sauf peut-être cette belle bouteille au style rustique, avec deux belles pommes de terre prenant la pose sur l'étiquette. Elle pointa du doigt l'objet de son désir, s'adressant au barman :

    - Un verre de... De "kartoffelschnaps" s'il vous plaît ! 

    Le verre servi, elle le porta à ses lèvres en se ré attardant sur la chanteuse du dimanche. Elle cherchait le nom de la chanson en vain - faut dire que la mélodie était tellement aléatoire et hasardeuse, aussi !

    Vendredi 27 Avril 2018 à 18:24
    Togame

    Alajéa:

    Les couleurs, les sons, les gens, à ses yeux tout était lointain, comme prise dans un univers parallèle qui n'avait aucun contact avec le réel. Elle avait l'impression de pouvoir faire ce qu'elle voulait, bien plus qu'à son habitude, que le monde entier était à ses pieds, la couvrant de la reconnaissance qu'elle méritait plus que n'importe qui. Une reconnaissance pour quoi, allez savoir. L'alcool avait fait décollé son ego encore bien plus haut et enfoncé son estime des autres bien plus bas, six pieds sous terre.

    Elle chantait, mal, mais se sentait terriblement fabuleuse.

    Et le pire dans tout ça, c'était que bien évidemment personne ne faisait rien pour la ramener à la réalité. Non, ils s'amusaient de la voir se ridiculiser de cette manière, ça égayait leur soirée trop coincé dans leur quotidien. Des gens bourrés, ils devaient en voir souvent, eux même certainement, pourquoi la traiteraient-ils autrement ? Si elle avait pu réfléchir à la question, elle aurait répondu quelque chose d'hautain dans le genre "Parce que je suis supérieure", seulement pour le moment ce n'était pas dans l'état dans lequel elle se trouvait qui allait lui permettre de se poser ce genre de problèmes.

    Elle était là, captait toute l'attention, et c'était ce qui comptait.

    - ...WITH YOUUUUUU !

    Les dernières notes de la chanson retentirent, elle ne descendit pas de la table. C'était son piédestal, son trône, pourquoi le lâcherait-elle ?

    Son regard brumeux se perdit au milieu de la foule tandis que la playlist reprenait son cours normal. Elle observait chaque individu sans vraiment y porter un quelconque intérêt jusqu'à cette fille, attablée au bar pour commander, elle avait un style particulier et désignait une bouteille au dessin tout aussi singulier qu'elle. Alajéa se surprit à la trouver plutôt jolie. Enfin, moins qu'elle, bien sûr.

    - Eh, toi là-bas ! La fatiguée !

    Elle l'interpella, arrogante comme à son habitude.

    Vendredi 27 Avril 2018 à 19:54
    Lilicha

    Liseron :

    Liseron appréciait le spectacle, bien assise sur son tabouret, son petit verre à la main - il manquait vraiment plus que les frites, là, ç'aurait été parfait. Elle fut tentée d'applaudir en rythme - enfin, quand rythme il y avait. Mais ça y'est, la jeune fille perchée sur le comptoir avait déjà terminé. Ben, du coup, Liseron applaudit quand même, pour la féliciter, cette fois. 3 petits clap clap timides. Elle croisa le regard violine de la demoiselle, celle-ci parla, et Liseron avala sa gorgée de kartoffelschnaps en même temps que son désarroi.

    La... La fatiguée ? De qui elle parlait ? Liseron lança un regard par dessus son épaule, avant d'esquisser un faible sourire. Voilà pourquoi il faut toujours penser à se mettre de l'anti-cerne, même quand on est en retard, même quand on est pressé ! Elle s'empourpra un peu - elle devait avoir l'air bête, ses yeux auréolés de brun-violet, ses joues rouges... Cette pensée acheva de colorer tout son visage. 

    - Euh... Tu... M-moi ? Qu'est-ce qu'il y a ?... 

    Bon ok, admettons, elle avait l'air fatiguée, et c'était un peu humiliant qu'on le lui fasse remarquer, mais ça expliquait pas pourquoi la chanteuse l'avait interpellée. Si elle voulait simplement lui dire qu'elle avait une sale tête, elle aurait sorti un truc comme "eh toi, t'as l'air crevée ! Faut dormir un peu !" ou "Faut prendre le soleil !" sauf que non, clairement, cette exclamation induisait une autre phrase, et Liseron avait un peu peur de la phrase qui devait venir. Son planning n'impliquait pas de noyer sa détresse dans l'alcool, mais ça allait peut-être être envisageable, tout compte fait. 

    Samedi 28 Avril 2018 à 23:31
    Togame

    Alajéa:

    Finalement, si elle ne voulait pas risquer un bon gros plat sur le sol du bar improvisé, la tête dans l'herbe fraîchement coupée donc, la meilleure solution était très probablement de prendre son temps pour descendre de la table. Un pied après l'autre, à genoux. Elle n'était pas sous son plus beau jour, soit,  mais certainement pas en position latérale de sécurité parce qu'elle était tombée et que le poids de son ego la clouait à la terre. Elle se dirigeait vers la miss-nuit-blanche d'un pas chancelant, c'était bien plus facile de s'adresser aux gens en leur parlant distinctement en face plutôt que de crier des phrases à peine audibles du haut de son perchoir.

    Elle s'accouda pile devant son nez au comptoir. Wow, vu d'ici, ses cernes étaient énormes, au moins la taille de sa paume.

    - C'est quoi ton nom ?

    Son regard était déstabilisant au possible. Peut-être était-ce un des nombreux effets de l'alcool sur la jeune brunette, ou peut-être que tout son mépris pour le bas peuple tapissait le fond de ses iris.

    Dimanche 29 Avril 2018 à 00:13
    Lilicha

    ("le poids de son ego la clouait à terre" j'adore xDD)

    Liseron :

    Liseron s'enfonçait dans son siège, elle voyait la jeune chanteuse s'agiter, elle voulait se cacher avec son chapeau, le temps que sa carnation se remette de ses émotions, pis pouf la brunette tombait par terre, comme une crêpe, ou comme une poupée de chiffon, ou comme...

    En moins de temps qu'il n'en avait fallu pour Miss Patate de s'inventer pleins d'images de chutes d'objets quelconques, la jeune fille avait pris place face à elle. Son regard était super intimidant, Liseron ploierait presque dessous - mais aller, un peu de courage ! Il fallait reprendre contenance - même si elle n'en avait jamais vraiment eu pour parler de reprendre quoi que ce soit.

    Son nom ? Ouf, c'était que ça, qu'elle voulait lui demander ! Liseron esquissa un petit sourire, manifestation de son soulagement. 

    - Liseron ! (elle prononçait son nom de la sorte : Lissé-ron, genre ron comme Ron Weasley) M-mais, si tu préfères, tu peux prononcer "Lizéron", enfin euh, si tu as l'intention de m'appeler un jour... Pas au téléphone, je veux dire, par mon nom, là comme tu l'as fais ! Euh, du coup... Excuse-moi, on disait quoi ? Ah, oui ! Donc, je m'appelle Liseron, oui, voilà. 

    Elle ponctua sa tirade d'un sourire plus assuré. Elle s'en était bien sortie, cette fois !

    - Euh... Et toi ? 

    Dimanche 29 Avril 2018 à 15:06
    Togame

    (hihi)

    Alajéa:

    Alors que la fille aux cernes de trois kilomètres de long commençait à se présenter en rajoutant tout un tas d'infos inutiles sur la prononciation de son prénom, la façon dont elle pouvait l'appeler par téléphone ou elle-ne-savait-quoi-encore, un sifflement strident résonna dans sa boîte crânienne de la jeune brunette, couvrant le bruit des paroles de son interlocutrice pour le plus grand bonheur d'Alajéa. C'était cependant un peu trop fort, elle ferma les yeux quelques secondes et fit une grimace de douleur plus que flagrante. 

    Avant que l'autre ait eu le temps de continuer son déblatérage insupportable, elle posa son index sur les lèvres de la demoiselle et murmura un "chuuut" qui se fondit dans le brouhaha ambiant. Elle rouvrit les yeux, toujours armée de son regard brumeux qui ne la quittais plus depuis, prit le menton de l'adolescente et examina son visage et le baladant d'un côté, puis de l'autre. 

    Elle se leva ensuite afin de se glisser derrière elle et de pousser son dos plusieurs fois avec la paume de sa main repliée en un poing. La pauvre fille devait sûrement se demander ce que pouvait bien lui faire cette étrange personne. Finalement, Alajéa revint à sa place, le coude droit sur le comptoir, sa tête tenue par sa main.

    - Bon, Liseron, tu as l'air solide, tu seras mon assistante.

    Dimanche 29 Avril 2018 à 15:57
    Lilicha

    Liseron :

    La brunette au regard de plomb avait grimacé - elle aimait pas son nom, c'est ça ? Quel dommage... Et pourquoi est-ce qu'elle ne lui donnait pas son nom, d'ailleurs ? Etait-ce pour s'entourer de mystère ? Ou bien elle avait pas entendu ? Miss Patate aurait bien réitérer sa question, si la chanteuse ne lui avait pas mit le doigt contre les lèvres. Elle se mit à rougir de plus belle. Qu'est-ce qui lui prenait ? Pou... Pourquoi est-ce qu'elle saisissait son menton, comme ça ? Bon, d'abord ça ressemblait à une scène romantique de shojo, donc ça l'affolait un peu, mais aussi, se sentir reluquée, détaillée comme ça de prêt, c'était sacrément gênant ! 

    - Euhm...

    La jeune fille intimidante se livrait à des actions vraiment étranges, même aux yeux de Liseron. Elle exerçait plusieurs fois une pression contre son dos, avant de revenir à sa place. Solide, elle ? Liseron écarquilla les yeux. Vraiment ? Il devait y avoir un petit malentendu, un couac dans cette histoire. Avec toutes ses dispenses en sport, son état un peu fragile était plus à démentir. Elle s'enquit tout de même :

    - Ton... Assistante ? Pour quoi faire ?

    Ca devenait inquiétant cette affaire ! Liseron elle voulait juste manger des frites en profitant des quelques attractions, à la base ! Pourquoi est-ce que l'autre pouvait pas juste continuer à chanter à gorge déployée sur le comptoir ?

    Mardi 28 Août 2018 à 15:01
    Togame

    Alajéa:

    On dirait bien que tout ce que pouvait raconter ou demander la jeune liseron n'intéressait pas plus que ça la brunette. Enfin, peut-être que l'alcool qu'elle avait dans le sang accentuait la chose plus que d'habitude, mais en soit, à part elle-même, elle n'aimait pas entendre parler grand monde. Alajéa avait ses propres plans, ses idées bien fixes et elle les suivait à la lettre, les autres devaient se plier à ses exigences, c'était tout ce qui lui convenait.

    Elle fit un geste de sa main libre pour dire que c'était sans importance.

    - Bien alors ton contrat commence dès maintenant et il s'arrêtera quand je le déciderai.

    La jeune femme se leva et l'attrapa par le poignet pour l'obliger à se lever. Elle traversa ensuite la salle du bar pour finir par se planter derrière un autre comptoir et trifouiller dedans. Elle en sortit tout un tas de sacs à main, de pochettes et de boîtes qu'elle déposa dans les bras ballants de la pauvre fille avant de la pousser à l'extérieur. 

    - Il n'y a pas assez de place dans ma chambre du pensionnat pour tout ça, alors tu vas venir avec moi porter tout ça jusqu'à une des résidences de mes parents. Ce sera aussi l'occasion de tester ton efficacité.

    L'aider était un bien grand mot: non seulement Alajéa ne portait rien du tout, mais en plus, elle marchait de façon hasardeuse, plus proche de la chute à chaque centimètre franchi. 

    Mardi 28 Août 2018 à 20:47
    Lilicha

    Liseron :

    Liseron n'en revenait pas. Les humains sont… Stupéfiants. Jamais une patate ne lui avait parlé sur ce ton, pour la forcer à faire quelque chose qu'elle n'avait vraisemblablement pas envie de faire. Elle déglutit simplement - ce n'était pas l'envie de protester qui manquait, mais à quoi bon ? La chanteuse capricieuse faisait preuve d'une autorité écrasante. Liseron pouvait bien tolérer de remplir sa part de ce "contrat" qu'elle n'avait jamais lu et jamais signé, s'il s'agissait de petits services gentillets, genre… Lui parler ? La distraire ? L'écouter docilement sans jamais l'interrompre ? L'applaudir quand elle se mettait en scène ? Ca, elle pouvait faire. Par contre… 

    - Euh m-mais…

    Ca ! Jamais de la vie. Miss Patate avait ses priorités - et ses limites. Elle est venue ici pour manger des frites, c'était honnêtement la seule chose qui l'avait poussée à sortir de son lit. Alors vous pensez bien que se voir forcée de marcher, de faire un effort physique, de se fatiguer et de transpirer pour une petite midinette qui la menait à la baguette, ça l'offusquait. Elle réussit à surpasser sa timidité première, pour s'affirmer et s'immobiliser, se rebiffer comme il se doit. La brunette tanguait à chaque pas qu'elle faisait, et Liseron, bienveillante malgré la pointe d'amertume qui prenait racine en elle, tendit un bras maladroit pour empêcher la demoiselle de tomber. La belle erreur ! Sa petite montagne de sacs à mains et autres dégringola. 

    - Oh, p-pardon ! Je... Je vais ramasser tout ça. Mais, hum, p-pour le reste… Ca ne va pas être possible, désolée. C-c'est que, tu vois… J'ai autre chose de prévu. Voilà. 




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